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ABRAMIAN, UN HOMME DE DIALOGUE 19/07/2003
 Ara Abramian
ARA ABRAMIAN, UN HOMME DE DIALOGUE
 
Le 15 juillet, Ara Abramian, influent homme d'affaires russe qui préside l'Union des Arméniens de Russie, se trouvait à Paris, où le titre d'Ambassadeur de bonne volonté de l'UNESCO lui a été décerné.

Lors du point de presse, organisé par l'Agence d'information russe RIA-Novosti, M. Abramian a déclaré que sa nomination comme Ambassadeur de bonne volonté de l'UNESCO ne changerait pas énormément sa vie, simplement il lui faudra trouver le temps de faire davantage dans des domaines où il est déjà très présent: aide à l'enseignement et à la recherche; sphère sociale; dialogue inter-culturel, inter-ethnique, inter-religieux.

En effet, le patron de Concorde, entreprise présente dans de nombreux secteurs industriels, M. Abramian s'investit énormément dans la vie de la société civile. Il est de ceux qui considèrent que le dialogue entre les organisations non gouvernementales et le pouvoir est le garant de la réussite.

Toute une série de lois ont été adoptées en Russie, ces dernières années, explique-t-il. Ces lois sont bonnes, mais pour qu'elles soient vraiment efficaces, pour trouver les mécanismes de leur application, les dirigeants doivent être à l'écoute de la population.

Ara Abramian en tant que président de l'Union des Arméniens de Russie participe déjà activement au dialogue inter-ethnique. Il fait partie d'une table ronde, qui réunit régulièrement les représentants des 154 nationalités qui peuplent la Russie. Appelée à devenir un Conseil des nationalités auprès du président Poutine, probablement à l'automne prochain, cette structure entretient un dialogue permanent entre le président et le gouvernement, d'une part, et l'opinion publique, de l'autre. La table ronde joue aussi un rôle important au niveau régional. Ses participants interviennent lorsque des tensions inter-ethniques apparaissent. Celles-ci sont inévitables dans un pays en transition, comme la Russie. Les réformes économiques, pas toujours bien réfléchies, ont engendré des écarts importants du niveau de vie de la population et des millions de personnes vivent dans des conditions très difficiles. Il est facile d'accuser de tous ces maux le voisin et ce sont souvent les communautés ethniques qui en font les frais. Certains hommes politiques en profitent et tiennent des propos extrémistes, attisant la haine raciale.

La table ronde, à laquelle participe Ara Abramian, recherche des solutions, avec les administrations régionales ou municipales et avec les organisations des différentes communautés présentes sur place. L'exemple de Krasnodar est significatif. Les dirigeants de ce territoire n'ont pas abordé de manière raisonnable le problème ethnique, laissant la situation se détériorer. Il y a deux ans, suite aux attaques dont faisait l'objet la communauté arménienne et qui sont allées jusqu'à la profanation du cimetière arménien, Ara Abramian s'est rendu personnellement sur place, a rencontré le gouverneur et les associations. Une sorte de "feuille de route" a été établie qui depuis six-huit mois commence à porter ses fruits.

Evoquant la situation en Azerbaïdjan, où se préparent les élections présidentielles, il s'est dit très attentif aux implications que leur résultat aura sur les relations de ce pays avec l'Arménie, et en général sur la stabilité dans le Caucase. Pour lui, peu importe qui sera élu, ce qui le préoccupe c'est la continuité du pouvoir. Il craint une certaine opposition revancharde qui n'a aucun projet pour le pays et qui mise, avant tout, sur le nationalisme. Cela pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur le processus de règlement du conflit du Haut-Karabakh.
La question du Karabakh fait partie des préoccupations d'Ara Abramian. A ce titre, il multiplie les démarches auprès des intéressés, mais n'hésite pas aussi à rencontrer les chefs d'Etats étrangers. L'échange d'opinions et d'expériences, à tous les niveaux, est pour lui indispensable à la compréhension réciproque entre les peuples, à la solution de tout prob lème.

C'est ainsi que le 4 juillet dernier, il a eu un entretien avec le président français, Jacques Chirac. Trois thèmes ont été abordés: les activités de l'Union des Arméniens de Russie et la situation en Russie; le projet de création d'une organisation mondiale des Arméniens; la situation en Arménie et le conflit du Haut-Karabakh. Sans vouloir rentrer dans les détails, Ara Abramian a indiqué que le président s'était montré intéressé par le projet d'une Union internationale des Arméniens et avait promis d'appuyer les démarches pour l'ouverture de son siège européen à Paris. A la demande de revenir activement au processus de pourparlers concernant le Haut-Karabakh, le président a suggéré d'attendre que les élections présidentielles soient passées en Azerbaïdjan. Ara Abramian ne tarit pas d'éloges sur la sagesse, l'intelligence, l'ouverture d'esprit de Jacques Chirac.

Toutes ses activités sociales et caritatives, menées en Russie, en Arménie et dans d'autres pays, lui ont permis de comprendre le sens profond de la maxime arménienne "tsavt tanem" qui signifie littéralement : je prends sur moi ta douleur, a déclaré Ara Abramian, lors de la cérémonie de remise du passeport bleu d'Ambassadeur de bonne volonté de l'UNESCO.
 
 (RIA-Novosti)

Lire aussi l'analyse d'Abramian sur la Question arménienne
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