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La réunion scandaleuse du Secrétaire général du tout puissant Conseil national de sécurité (MGK) Lors de la nouvelle campagne électorale, la pression du lobby turc est devenue plus évidente après la visite scandaleuse d'un général de l'Armée turque à Bruxelles le 15 avril 2003. Déjà avant cette visite, l'Ambassadeur turc organisait une série de réunions soit à l'Ambassade soit au siège de la /Fondation islamique (BTIDV)/ avec la participation des organisations turques pro-gouvernementales afin de les réunir autour de certains projets du lobby turc. En effet, le siège de la BTIDV est devenu depuis des années le foyer principal de toutes les activités de lobby turc. Il s'agit également d'un passage incontournable pour les candidats et les élus d'origine turque s'ils veulent avoir la bénédiction de l'Ambassade turque ainsi que des milieux d'affaire et associatifs turcs. L'un de ces projets était l'organisation des célébrations du 40e anniversaire de l'immigration turque. A cette fin, il a été mis sur pied un "Comité de coordination" composé de /l'Association européenne des académiciens turcs (EATA), la Fédération des associations contemporaines (CDF), l'Union des Associations turques (TDB), l'Association de la pensée ataturkiste en Belgique (BADD) et l'Association des hommes d'affaires turcs en Belgique (BETIAD) /ainsi que deux organisations d'extrême-droite des Loups Gris,/ l'Union des associations turques en Belgique (BTDB) et la Fédération turque (Türk-Federasyon)./ C'est à la suite de toutes ces préparations que, le 15 avril 2003, le secrétaire général du tout puissant /Conseil national de sécurité (MGK),/ le général Tuncer Kilinç, s'est rendu à Bruxelles et a rassemblé toutes les associations turques à l'Ambassade turque. En effet, en vertu d'un décret confidentiel adopté le 7 novembre 2002, le gouvernement d'Ecevit avait mis sur pied un "/Conseil pour le développement des organisations non-gouvernementales"/ (STOGK) dont la tâche est principalement de surveiller les activités des organisations contestataires en Europe et de soumettre toutes les associations turques à l'autorité de l'Etat turc. Sous la pression de l'Armée, la fonction de secrétariat de ce conseil a été confiée au Secrétariat général du Conseil national de sécurité (MGK). La réunion du 15 avril 2003 à Bruxelles, interdite aux journalistes sauf quelques exceptions, s'est effectivement révélé être une tentative de mettre toutes les associations turques en Belgique sous la commande du lobby turc. De plus, le général Kilinc a largement profité de cette occasion pour transmettre des messages fort hostiles à l'Union européenne. Le rédacteur en chef de /Hurriyet/, Ertugrul Özkök, a divulgué dans ses colonnes une phrase du crypto officiel de l'Ambassade turque à Bruxelles envoyé à Ankara: "Le général Kilinç a eu des propos contre l'Union européenne adressés aux responsables des associations turques rencontrées sur place". Özkök poursuit: "Nous connaissons les positions du général Kilinç sur l'UE. Au cours d'un de ses précédents discours à l'Académie de guerre, il avait déclaré que la Turquie devait abandonner l'idée d'adhésion à l'UE et chercher une union toute autre avec la Russie et l'Iran. Les propos du Pacha sont-ils un message pour les représentants turcs demandant à ce qu'ils travaillent pour que la Turquie n'adhère pas à l'UE? Alors dans ce cas-là, pendant que le parlement turc se lance dans des réformes pour se conformer à l'UE, le secrétaire général de l'organisation où l'on discute de la sécurité de l'Etat fait une campagne contre l'UE." (/Hürriyet/, le 24 avril 2003) Le quotidien /Zaman/ du 25 avril 2003 a révélé que son correspondant se trouvait dans la salle de réunion en tant que membre d'une association. Ce journali
ste rapporte d'autres propos du général habitué à codifier sur tout, jusqu'au style vestimentaire: "Je n'ai rencontré nulle part ailleurs dans le monde ce que j'ai pu constater dans le quartier de Schaerbeek. C'est le seul endroit au monde où l'on trouve des femmes portant des pantalons sous des jupes. Cette façon de s'habiller ne se retrouve même pas en Anatolie". Le journaliste rapporte qu'un auditeur réplique: "Monsieur, vous pensez vous trouver dans une caserne et vous nous considérez comme des soldats". L'atmosphère devenant très tendue, le général Kilinç décide alors de sortir de la salle mais dissuadé au dernier moment revient terminer son sermon: "L'Europe a mis à l'ordre du jour la question arménienne depuis 1850. En nous faisant ennemis avec les Arméniens après la première guerre mondiale, ils ont bâti les raisons de déclenchement de dizaines d'événements. L'organisation du PKK est une création de l'UE. C'est l'UE qui est responsable de la mort de nos 33 mille habitants. L'UE a, ouvertement ou d'une manière plus obscure, soutenu les organisations terroristes en Turquie. L'UE est effrayée à l'idée que la Turquie se fortifie comme du temps des Ottomans." (/Zaman/, le 25 avril 2003)
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