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Turquie Europe : la position franco-allemande 07/12/2002
 J. Chirac et G. Schröder
Le chancelier allemand Gerhard Schröder recevait mercredi 3 décembre le président français Jacques Chirac pour un dîner informel consacré aux deux dossiers délicats du sommet européen de Copenhague : le financement de l’élargissement de l’UE et les perspectives d’adhésion de la Turquie.

Concernant ce dernier point en particulier, rappelons que l’Allemagne avait relancé le débat sur l’adhésion de la Turquie fin octobre, après deux ans de silence, en invoquant les “spectaculaires progrès” accomplis par les Turcs dans la démocratisation du pays pour expliquer leur appui surprenant à Ankara, qu’il faut en réalité imputer à des pressions américaines. Un député européen allemand, Elmar Brok (CDU), a d’alleurs récemment ironisé sur les pressions de Washington, en expliquant que les Etats-Unis devraient faire du Mexique le 51ème Etat de l’Union américaine s’ils pensent qu’il est tellement aisé d’intégrer la Turquie.
M. Valéry Giscard D’Estaing, anticipant cette situation, a donc courageusement porté ce débat sur la place publique, le mois dernier, en déclarant que l’adhésion de la Turquie signifierait ‘‘la fin de l’Union européenne.’’ Cette déclaration fracassante de l’ancien président contre l’adhésion de la Turquie à l’UE et le débat qui a suivi ont finalement permis au couple franco-allemand de définir une position commune sur cette épineuse question. Il s’agit désormais de proposer à Ankara un rendez-vous en décembre 2004 pour évaluer les progrès réalisés par la Turquie et examiner la sincérité de l’adhésion de ce pays aux critères de Copenhague. En cas d’évaluation et d’examen positifs, les pourparlers d’adhésion s’ouvriraient six mois plus tard.
Dix-huit mois supplémentaires seront-ils suffisant pour que la Turquie honore enfin ses promesses de réforme et en adopte de nouvelles ? On peut légitimement se poser la question. Surtout que le dirigeant du parti au pouvoir en Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a déjà qualifié “ d’inacceptable ” la proposition franco-allemande. ‘‘Nous n’accepterons ni une date pour une date, ni une date conditionnelle’’, a indiqué le nouvel homme fort d’Ankara, dans un entretien accordé jeudi 6 décembre à la chaîne de télévision CNN-Türk. Il réclame des Quinze une date fixe et définitive, sinon, avertit-il, ‘‘vous attiserez la flamme du conflit des civilisations.’’
Décidément, les Turcs, qu’ils se prétendent laïque ou qu’ils se revendiquent de l’islamisme prétendument modéré, n’ont pas véritablement changé. Tout au plus, tentent-ils toujours de duper les Européens en leur faisant croire que le port du costume occidental pour les hommes et l’interdiction du port du voile pour les femmes constituent la preuve incontournables qu’ils sont de vraies Européens. Tout ceci ne sont en réalité que des turqueries. Plutôt que des menaces, les Européens attendent, en fait, que le nouveau gouvernement règle le dossier chypriote. Faute de quoi, l’UE seraient obligée d’importer un conflit territorial avec l’adhésion de Chypre, où le nord de l’île est occupé par l’armée turque depuis 1974. Dans le même ordre d’idées, en cas d’adhésion de la Turquie, les Quinze se verraient imposés les autres conflits existants entre ce pays et ses voisins : blocus terrestre de l’Arménie et conflits territoriaux à venir, gestion égoïste des eaux du Tigre et de l’Euphrate dénoncé par la Syrie et l’Irak, émergence d’un Etat Kurde autour de Mossoul et Kirkuk et risque de sécession des Kurdes de Turquie pour rejoindre cet Etat pétrolier en gestation, etc.
Enfin, les Européens attendent surtout de la Turquie son aval pour la mise en place d’arrangements permanents entre l’UEO (Union de l’Europe Occidentale, l’organisation militaire de l’Union européenne) et l’OTAN pour ne pas être placés dans l’obligation de réviser complètement la politique européenne de défense et de sécurité et sa mise en oeuvre en Europe.
 
V.A.
La Lettre de l'ADL 
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