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Jean Paul II au Parlement italien 14/11/2002
Jean Paul II a fait état jeudi de la «terrible dimension» prise par le terrorisme international et rejeté toute responsabilité des grandes religions monothéistes lors de la première visite d'un pape au Parlement italien depuis l'avènement de la République.

Les religions chrétienne, musulmane et juive, ont été impliquées «d'une manière totalement déformée», a affirmé le souverain pontife, en apparente bonne forme, en s'adressant au président de la République italienne, au gouvernement, ainsi qu'aux députés et sénateurs, à l'exception d'un petit groupe d'élus de partis laïcs et de communistes.

Au total 800 personnes (invités compris) étaient réunies dans l'hémicycle de la Chambre des députés pour écouter le pape qui a été chaleureusement applaudi à son arrivée.

Dans une allusion à un éventuel conflit contre l'Irak, le vieux pape, 82 ans, a mis en garde l'Italie et les autres pays «qui ont leur matrice historique dans la foi chrétienne» contre le risque de se laisser «emprisonner dans une logique d'affrontements qui serait sans solution».

Il a invité ces pays à ne pas ignorer «la dangerosité des menaces actuelles», alors que le Vatican lui-même est considéré comme un cible possible du terrorisme international. Le pape a dénoncé les «inégalités effrayantes», marques d'un monde toujours plus interdépendant, et le fait que «malheureusement, les espérances de paix sont brutalement contredites par l'aggravation de conflits chroniques, à commencer par celui qui ensanglante la Terre Sainte».

Jean Paul II a ensuite réitéré son appel en faveur d'une intégration des principes chrétiens dans la future constitution européenne. «Je nourris l'espoir, a-t-il dit, que, grâce aussi à l'Italie, ne fera pas défaut aux fondations de la «maison commune» européenne le «ciment» de l'extraordinaire héritage religieux, culturel et civil qui a fait la grandeur de l'Europe au cours des siècles». «Il est nécessaire, a-t-il souligné, de se garder d'une vision du continent qui ne prenne en compte que les aspects économiques et politiques, ou qui se laisse aller sans réflexion critique à des modes de vie inspirés par un consumérisme indifférent aux valeurs de l'esprit».

«Si l'on veut donner une stabilité durable à la nouvelle unité européenne, il est nécessaire de veiller à ce qu'elle s'appuie sur les fondements éthiques qui en furent autrefois la base, laissant en même temps un espace aux richesses et aux diversités des cultures et des traditions qui caractérisent les différentes nations», a plaidé Jean Paul II.

«Devant cette noble assemblée, a-t-il poursuivi, je voudrais renouveler l'appel que j'ai adressé ces dernières années aux divers peuples du continent : Europe, au seuil d'un nouveau millénaire, ouvre encore tes portes au Christ !»

Le pape a par ailleurs évoqué la situation dans les prisons italiennes reprennant à son compte un appel lancé par des centaines de détenus en demandant aux autorités italiennes «un signe de clémence envers eux par une réduction de peine».

Il a fait également allusion à la crise de l'emploi qui «reste grave» en Italie, surtout chez les jeunes ainsi qu'aux anciennes et nouvelles pauvretés qui atteignent non seulement beaucoup de familles italiennes mais aussi les immigrés dans le pays. Il a souhaité une «inversion de tendance» dans la crise de la natalité, le déclin démographique et le vieillissement de la population en Italie.

Jean Paul II a enfin demandé «une initiative politique» qui maintienne «fermement la reconnaissance des droits de la famille comme société naturelle fondée sur le mariage» et rende «socialement et économiquement moins onéreux l'accueil et l'éducation des enfants».
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