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| Un rassemblement de grande ampleur à Akhalkhalak, Géorgie |
14/09/2002 |
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Un rassemblement de grande ampleur s’est déroulé aujourd’hui, jeudi 12 septembre, à Akhalkhalak pour manifester contre la fermeture de la base militaire russe n° 62.
Cette manifestation a réuni plus de cinq mille personnes à l’appel du Parti Virk. A cet occasion, David Rastakian, coprésident de ce Parti arménien - que les autorités géorgiennes refuse d’enregistrer officiellement pour l’empêcher de participer aux élections locales et législatives -, a précisé que son organisation avait adressé une lettre officielle aux Présidents arménien, géorgien et russe, pour demander à chacun d’eux de ne pas précipiter la fermeture de la base militaire, car cela risquerait d’aggraver considérablement les problèmes sociaux et économiques des habitants du Djavakhk.
Par ailleurs, cette base militaire représente depuis 1828 l’unique garantie que les militaires turcs ne prendront pas le Djavakhk à la demande des autorités géorgiennes pour remplacer l’armée russe ou, plus vraisemblablement, par la force des armes. Cette dernière perspective est inquiétante pour la sécurité de tous les Arméniens vivants dans le sud du Caucase (Républiques d’Arménie et du Haut-Karabagh inclues). Les Arméniens de Géorgie estiment, en effet, que le gouvernement géorgien ne peut pas assurer leur sécurité collective.
Ainsi, des slogans tels que « Nous n’échangerons pas la Russie contre la Turquie. » et « L’OTAN n’a rien à faire au Djavakhk. » ont été scandés par les manifestants comme pour bien indiquer à la Géorgie, mais également et surtout, à l’Arménie et à la Russie, dans quel état d’esprit se trouvent les Arméniens de Géorgie ( surtout depuis qu’il est clairement avéré que, uniquement à cause de l’intransigeance turque sur le règlement de la Cause arménienne par des voies politiques, les pays occidentaux se sont engagés auprès de la Turquie à réaliser les grands chantiers pétroliers régionaux sans tenir compte des intérêts du peuple arménien.)
Mais rien n’est perdu d’avance puisque les conséquence d’une éventuelle guerre préventive - anglo-américaine ou mondiale - contre l’Irak bouleversera une nouvelle fois la donne géopolitique régionale. Alors, pour quelques années encore, le peuple arménien aura un nouveau répit qu'il devra immédiatement mettre à profit pour renforcer sa présence millénaire dans la région stratégique du sud du Caucase, condition sine qua non pour briser l’intransigeance turque et accélérer le réglement de la Cause arménienne.
De notre envoyé spécial en Géorgie - Tiflis, le 12 septembre 2002 -http://www.armeninews.com
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